Alors alors... Toujours avec mon Kobo Glo, pour comparer sans éclairage :
et avec !
Les deux cas sont très agréables, on et très proche du vrai papier dans le premier cas, vous ne trouvez pas ?
Ici, je cause, je cause !... de tout, de rien, de point de croix, de bouquins, de balades, de musique, de cuisine (banale, et rarement, tant mieux pour vous)... et où je râle parfois (QUI A DIT "SOUVENT" ?!?!) !
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19 janvier 2013
16 janvier 2013
Eh bien par exemple
Pour les amateurs de SF et fantasy, les éditions Bragelonne et leurs soeurs Milady (Bit Lit principalement) et Castelmore (plutôt orienté "Young Adults") font une méga promo : 100 livres par jour à 99 centimes pendant 3 jours : vendredi, samedi et dimanche prochain.
En images :
Je n'ai pas d'actions chez eux, mais je trouve que ces éditeurs ont du redonner une belle impulsion à ces "sous-genres" parfois un peu méprisés. Ils sont très dynamiques, en pointe sur le numérique.... ah, si les éditeurs de "litt. géné" numérisaient autant et avec un tel respect du lecteur côté prix et qualité du fiichier (je suis un peu amère car nombre de titres de littérature générale sont plus chers en fichier qu'en édition papier poche... Cela devrait évoluer mais c'est looooong) !
Bon, et puis vous faites ce que vous voulez, hein... J'ai fait la tentatrice !!!
Libellés :
L'informatique c'est fou non ?,
lecture
28 décembre 2011
CCCP
C'est le titre d'un très beau livre de Frédéric Chaubin, aux éditions Taschen. Titre en forme de clin d'oeil bien évidemment ! Ici, ces lettres signifient "Cosmic Communist Constructions Photographed".
Il s'agit ici d'un livre d'archi, d'un livre de photo, d'un livre d'histoire récente (certains bâtiments ont été détruits depuis les photos) oui, tout cela à la fois. Moi qui lis rarement "à fond" les textes introductifs, je me suis surprise ce matin à commencer en diagonale, pour finir totalement plongée dedans.
Les photos sont de grande qualité, très "neutres", ou plutôt "objectives" (sans jeu de mots ;-) ) : en particulier, les lieux sont toujours déserts... On a envie de refaire le chemin suivi par le photographe...
Le livre est grand et lourd... Un peu comme tous ces bâtiments ! Mais un vrai bonheur de lecture !
Il s'agit ici d'un livre d'archi, d'un livre de photo, d'un livre d'histoire récente (certains bâtiments ont été détruits depuis les photos) oui, tout cela à la fois. Moi qui lis rarement "à fond" les textes introductifs, je me suis surprise ce matin à commencer en diagonale, pour finir totalement plongée dedans.
Les photos sont de grande qualité, très "neutres", ou plutôt "objectives" (sans jeu de mots ;-) ) : en particulier, les lieux sont toujours déserts... On a envie de refaire le chemin suivi par le photographe...
Le livre est grand et lourd... Un peu comme tous ces bâtiments ! Mais un vrai bonheur de lecture !
28 octobre 2011
Drôles de vacances
Des vacances sans Cher et Tendre, parti soutenir et aider sa famille dans un moment bien difficile.
Des vacances où on fait un peu n'importe quoi, du coup !
J'essaie de broder (je reprends le "Générations de Brodeuses"), mais j'ai un problème de vue et je dois prendre rendez-vous chez mon ophtalmo...
Je lis, j'ai enfin terminé la trilogie des Zombies de David Wellington, qui n'est décevante à aucun moment.
Je corrige des copies, mon organisation personnelle étant chamboulée par l'événement dont je parle un peu au début du billet.
Albertine fait du latin avec un ami prof de lettres classiques, sans rechigner et avec bonheur. et en plus, il est content !
Zoé joue aux Pokemon, ça a été la croix et la bannière hier pour aller en chercher un, offert par un magazine, sur le Net.
Des photos ? Non, pas trop.... Ça me manque mais je n'en fais pas : logique, non ?
Mais bon. J'ai un problème.
Pas un grave problème, mais quand même un problème.
Je lis lentement maintenant. C'est sans doute lié à mon souci de vision de près (oui, je sais, on appelle ça la presbytie, même que je suis presbyte --en un mot... eh oui !), mais du coup, quand je lis un livre, j'en achète deux.
A moins que cela ne s'appelle de la voracité.
Avoir les yeux plus gros que le ventre (et pourtant, le mien n'est pas mal !).
L'envie. C'est pas beau l'envie !
Et ensuite, se pose le problème du "dépilage". C'est comme dans les calculatrices, il y a :
Des vacances où on fait un peu n'importe quoi, du coup !
J'essaie de broder (je reprends le "Générations de Brodeuses"), mais j'ai un problème de vue et je dois prendre rendez-vous chez mon ophtalmo...
Je lis, j'ai enfin terminé la trilogie des Zombies de David Wellington, qui n'est décevante à aucun moment.
Je corrige des copies, mon organisation personnelle étant chamboulée par l'événement dont je parle un peu au début du billet.
Albertine fait du latin avec un ami prof de lettres classiques, sans rechigner et avec bonheur. et en plus, il est content !
Zoé joue aux Pokemon, ça a été la croix et la bannière hier pour aller en chercher un, offert par un magazine, sur le Net.
Des photos ? Non, pas trop.... Ça me manque mais je n'en fais pas : logique, non ?
Mais bon. J'ai un problème.
Pas un grave problème, mais quand même un problème.
Je lis lentement maintenant. C'est sans doute lié à mon souci de vision de près (oui, je sais, on appelle ça la presbytie, même que je suis presbyte --en un mot... eh oui !), mais du coup, quand je lis un livre, j'en achète deux.
A moins que cela ne s'appelle de la voracité.
Avoir les yeux plus gros que le ventre (et pourtant, le mien n'est pas mal !).
L'envie. C'est pas beau l'envie !
Et ensuite, se pose le problème du "dépilage". C'est comme dans les calculatrices, il y a :
- la Notation Polonaise Inversée (RPN, pour les anglophones distingués... et sans doute fort nombreux qui me lisent) ; c'est du LIFO : Last In First Out, qui consiste à se précipiter sur le livre qu'on vient d'acheter et qui est donc le dernier arrivé dans la pile ;
- Et le truc "normal" ; c'est du FIFO, First In First Out, qui consiste à être raisonnable et à lire le bouquin le plus ancien de la pile.
21 septembre 2011
La trilogie Berlinoise
Philip Kerr, Livre de Poche.
Ce n'est pas un livre que j'ai lu, non, non, non ! mais trois à la suite. Ben oui, c'est bien ça une trilogie ! Mais d'habitude, il est vrai que je fais des pauses au milieu, histoire de ne pas me dégoûter du style, des tics d'écriture, des petites manies récurrentes, de l'auteur.
Le Livre de Poche a réédité trois livres, des polars, de Philip Kerr donc, en un seul volume, qui était vendu cet été (pour 11,50 €, ce qui n'est pas très cher, sachant que chacun des bouquins comporte plus de 300 pages) dans une sorte de mini-coffret avec un marque-page (et qui connaît ma passion pour les marque-pages comprendra que cela a pratiquement été la raison de mon achat... enfin presque !). Il s'agit de L’Été de Cristal, La Pâle Figure et Un Requiem Allemand.
Ces trois livres se déroulent "autour" de la Deuxième Guerre Mondiale, dans l'Allemagne hitlérienne de 1936 à 1938 et, pour le dernier, dans l’Allemagne, et aussi l'Autriche, vaincues, en 1947. Ce sont des polars, des romans noirs, plutôt bien troussés, avec des traits d'humour qui détendent l'atmosphère parfois un peu pesante. Notre héros est détective privé (enfin, dans le deuxième livre, il est réintégré dans la police Allemande) et mène donc trois enquêtes bien distinctes, toutes complexes, avec des ramifications et des implications parfois surprenantes.
Je ne sais pas s'il y a des erreurs historiques, c'est probable (les puristes en trouvent toujours), mais tout de même : le contexte historique est plutôt bien décrit, et je trouve que l'atmosphère de ces années est bien rendue. Et tout cela reste bien noir, parfois un peu violent, mais très prenant, et, pour une fois, assez bien traduit (de l'anglais, car en réalité l'auteur est américain !).
Vous vous doutez évidemment que j'ai bien aimé puisque j'ai lu les trois d'un coup ! Oui, j'ai bien aimé et même si les livres ne sont pas récents (le dernier a été publié en France en 1991), j'ai apprécié de les découvrir. Alors oui, il y a des tics de langage et des petites manies récurrentes... mais l'ensemble est trop plaisant à lire pour qu'on se lasse... Même si je n'en aurais peut-être pas lu 4 !
Ce n'est pas un livre que j'ai lu, non, non, non ! mais trois à la suite. Ben oui, c'est bien ça une trilogie ! Mais d'habitude, il est vrai que je fais des pauses au milieu, histoire de ne pas me dégoûter du style, des tics d'écriture, des petites manies récurrentes, de l'auteur.
Le Livre de Poche a réédité trois livres, des polars, de Philip Kerr donc, en un seul volume, qui était vendu cet été (pour 11,50 €, ce qui n'est pas très cher, sachant que chacun des bouquins comporte plus de 300 pages) dans une sorte de mini-coffret avec un marque-page (et qui connaît ma passion pour les marque-pages comprendra que cela a pratiquement été la raison de mon achat... enfin presque !). Il s'agit de L’Été de Cristal, La Pâle Figure et Un Requiem Allemand.
Ces trois livres se déroulent "autour" de la Deuxième Guerre Mondiale, dans l'Allemagne hitlérienne de 1936 à 1938 et, pour le dernier, dans l’Allemagne, et aussi l'Autriche, vaincues, en 1947. Ce sont des polars, des romans noirs, plutôt bien troussés, avec des traits d'humour qui détendent l'atmosphère parfois un peu pesante. Notre héros est détective privé (enfin, dans le deuxième livre, il est réintégré dans la police Allemande) et mène donc trois enquêtes bien distinctes, toutes complexes, avec des ramifications et des implications parfois surprenantes.
Je ne sais pas s'il y a des erreurs historiques, c'est probable (les puristes en trouvent toujours), mais tout de même : le contexte historique est plutôt bien décrit, et je trouve que l'atmosphère de ces années est bien rendue. Et tout cela reste bien noir, parfois un peu violent, mais très prenant, et, pour une fois, assez bien traduit (de l'anglais, car en réalité l'auteur est américain !).
Vous vous doutez évidemment que j'ai bien aimé puisque j'ai lu les trois d'un coup ! Oui, j'ai bien aimé et même si les livres ne sont pas récents (le dernier a été publié en France en 1991), j'ai apprécié de les découvrir. Alors oui, il y a des tics de langage et des petites manies récurrentes... mais l'ensemble est trop plaisant à lire pour qu'on se lasse... Même si je n'en aurais peut-être pas lu 4 !
20 novembre 2010
En parlant de bourrinerie.....
Voilà une trilogie admirable : Zombie Island, Zombie Nation, Zombie Planet, de David Wellington (éd. Milady).
Je n'ai lu que le premier en entier, je suis en train de lire le deuxième et j'avoue que je me laisse prendre par l'histoire.
Le premier relate la quête d'un homme pour des médicaments dans Manhattan, un Manhattan envahi par, je vous le donne en mille... des zombies ! Le style est nerveux, très imagé, les descriptions sont assez précises (âmes sensibles, donc, s'abstenir). Les personnages sont assez simples mais ça ne fait rien, finalement ce qui compte c'est le suspense et l'avancée de l'histoire.
Le deuxième nous explique l'origine du mal, toujours dans ce style nerveux, précis, visuel, presque technique, entrecoupé d'informations parcellaires extraites de journaux télévisés, de sites internet (c'est de la SF, hein, donc c'est tout du chiqué, n'ayez pas peur !). Et comme les trames narratives sont entrelacées, eh bien on a du mal à lâcher le livre.
Apparemment, dans le troisième, on retrouve des protagonistes du premier. Tant mieux, cas on restait dans l'incertitude quant au devenir des personnages, à la fin du premier !
Franchement, c'est une série de livres tout sauf intellectuels mais c'est une réussite.
Je n'ai lu que le premier en entier, je suis en train de lire le deuxième et j'avoue que je me laisse prendre par l'histoire.
Le premier relate la quête d'un homme pour des médicaments dans Manhattan, un Manhattan envahi par, je vous le donne en mille... des zombies ! Le style est nerveux, très imagé, les descriptions sont assez précises (âmes sensibles, donc, s'abstenir). Les personnages sont assez simples mais ça ne fait rien, finalement ce qui compte c'est le suspense et l'avancée de l'histoire.
Le deuxième nous explique l'origine du mal, toujours dans ce style nerveux, précis, visuel, presque technique, entrecoupé d'informations parcellaires extraites de journaux télévisés, de sites internet (c'est de la SF, hein, donc c'est tout du chiqué, n'ayez pas peur !). Et comme les trames narratives sont entrelacées, eh bien on a du mal à lâcher le livre.
Apparemment, dans le troisième, on retrouve des protagonistes du premier. Tant mieux, cas on restait dans l'incertitude quant au devenir des personnages, à la fin du premier !
Franchement, c'est une série de livres tout sauf intellectuels mais c'est une réussite.
14 novembre 2010
"Seul le Silence"
R.J. Ellory, Livre de Poche.
Je crois bien que je suis une grosse bourrinne qui n'aime que les films d'action.
Parce que bon, voilà, je vais discorder. Oui je peux le dire si je veux !!!
Je me suis profondément ennuyée à la lecture de ce livre immobile, languissant et mou (ah mince, j'ai tout dit !). Ça se veut un roman "Sudiste", lorgnant du côté de ces grands écrivains-là, avec beaucoup de sensations, de ressenti, énormément de petites anecdotes annexes, mais pas tant annexes que ça. De ce côté-là, disons, techniquement, c'est plutôt réussi, même si j'ai lu les descriptions d'un œil très distrait.
Finalement, l'histoire aussi n'est pas si mal : il y est question d'assassinats de petites filles, dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale aux États-Unis, il y a en parallèle une accession bien difficile à l'âge adulte.
Mais trop, c'est trop. Le héros, narrateur d'ailleurs, subit à peu près tous les malheurs du monde, et ils sont amenés sur un plateau d'argent : 30 pages avant, on sait que tout ça va mal finir. Le coupable est par trop évident (j'avais trouvé avant la moitié du livre), même si, comme je l'ai lu ailleurs, finalement, ce n'est pas forcément le nœud de l'histoire. Et puis des pages, des pages et des pages, interminables, sur l'idée même de caresser le fait d'écrire, des pages, des pages et des pages, interminables, sur la solitude, mais qui pour ma part ne m'ont absolument pas touchées. Des pages interminables sur tout, en fait. Et au final, il n'y a pas d'âme, en tout cas je ne l'ai pas trouvée.
Et puis le name dropping... Limité certes mais.... Steinbeck quand même... Répété au moins 10 fois au fil du texte. Si l'auteur, via le narrateur, tente de s'en réclamer, il a encore du boulot.... Il y en a d'autres, il est aussi question de Faulkner, et j'en oublie ! J'ai eu l'impression qu'Ellory appelait la "protection" de ces "grands", un peu comme on invoque les "grands anciens" dans Cthulu (Comment ? Vous n'avez pas lu Lovecraft ? des nouvelles écrites à la machette, avec des descriptions lamentables --c'est toujours "indescriptible"--, une traduction abominable, sans doute pas aidée par le style d'origine, mais fabuleusement prenant par la dimension fantastique ???)....
Bien, mais j'ai aimé ou pas ? Euh... je dirais que non. Je ne vais pas vous empêcher de le lire, cela dit, vu les critiques élogieuses que l'on peut trouver partout, mais... hé hé hé... Je vous aurai prévenu(e)s !!!!
Et puis voilà : je crois bien que je suis une grosse bourrinne qui n'aime que les films d'action. Enfin... les livres d'action !!!
(Même pas vrai !)
Je crois bien que je suis une grosse bourrinne qui n'aime que les films d'action.
Parce que bon, voilà, je vais discorder. Oui je peux le dire si je veux !!!
Je me suis profondément ennuyée à la lecture de ce livre immobile, languissant et mou (ah mince, j'ai tout dit !). Ça se veut un roman "Sudiste", lorgnant du côté de ces grands écrivains-là, avec beaucoup de sensations, de ressenti, énormément de petites anecdotes annexes, mais pas tant annexes que ça. De ce côté-là, disons, techniquement, c'est plutôt réussi, même si j'ai lu les descriptions d'un œil très distrait.
Finalement, l'histoire aussi n'est pas si mal : il y est question d'assassinats de petites filles, dans le contexte de la Seconde Guerre Mondiale aux États-Unis, il y a en parallèle une accession bien difficile à l'âge adulte.
Mais trop, c'est trop. Le héros, narrateur d'ailleurs, subit à peu près tous les malheurs du monde, et ils sont amenés sur un plateau d'argent : 30 pages avant, on sait que tout ça va mal finir. Le coupable est par trop évident (j'avais trouvé avant la moitié du livre), même si, comme je l'ai lu ailleurs, finalement, ce n'est pas forcément le nœud de l'histoire. Et puis des pages, des pages et des pages, interminables, sur l'idée même de caresser le fait d'écrire, des pages, des pages et des pages, interminables, sur la solitude, mais qui pour ma part ne m'ont absolument pas touchées. Des pages interminables sur tout, en fait. Et au final, il n'y a pas d'âme, en tout cas je ne l'ai pas trouvée.
Et puis le name dropping... Limité certes mais.... Steinbeck quand même... Répété au moins 10 fois au fil du texte. Si l'auteur, via le narrateur, tente de s'en réclamer, il a encore du boulot.... Il y en a d'autres, il est aussi question de Faulkner, et j'en oublie ! J'ai eu l'impression qu'Ellory appelait la "protection" de ces "grands", un peu comme on invoque les "grands anciens" dans Cthulu (Comment ? Vous n'avez pas lu Lovecraft ? des nouvelles écrites à la machette, avec des descriptions lamentables --c'est toujours "indescriptible"--, une traduction abominable, sans doute pas aidée par le style d'origine, mais fabuleusement prenant par la dimension fantastique ???)....
Bien, mais j'ai aimé ou pas ? Euh... je dirais que non. Je ne vais pas vous empêcher de le lire, cela dit, vu les critiques élogieuses que l'on peut trouver partout, mais... hé hé hé... Je vous aurai prévenu(e)s !!!!
Et puis voilà : je crois bien que je suis une grosse bourrinne qui n'aime que les films d'action. Enfin... les livres d'action !!!
(Même pas vrai !)
19 octobre 2010
Le Potentiel Erotique de ma Femme
David Foenkinos, Folio n° 4248 (éd. Gallimard 2004).
Ben oui quoi. J'ai pas de femme moi !
Ce livre assez court, facile à lire, raconte l'histoire d'un collectionneur qui guérit (ou peut-être pas d'ailleurs, ou peut-être bien que si, mais la saveur du livre réside dans cette incertitude, et si je vous dis tout, vous n'aurez pas le plaisir de la découverte) lorsqu'il rencontre une femme. Le traitement de l'histoire est léger, amusant. L'écriture est assez fluide, sèche pourtant, presque clinique, avec des phrases courtes. Il y a plein de figures de style dont je ne connais pas le nom (en particulier "on déroula le tapis et la conversation", quelqu'un peut m'aider pour celle-là ?), mais qui jouent avec les phrases, avec le texte, le rendant plutôt drôle.
Il y a des idées totalement délirantes et hilarantes, comme (mais ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres) ce court passage où, n'arrivant pas à s'endormir et refusant de continuer à collectionner, le héros se met à compter les animaux, mais pas uniquement les moutons.
Pourtant il y a des lignes terribles sur la dépression, sur le fait d'être un "bon fils", sur le vieillissement... et même si le traitement en est, comme je l'ai dit, plutôt léger, ces lignes m'ont touchée.
Depuis quelques mois, [ses parents] avaient terriblement vieilli. Surtout le père qui ne pouvait pratiquement plus marcher. Toute sa vie, il avait adoré quitter le domicile conjugal pour faire des promenades, plus ou moins longues. Il allait souvent fumer des cigarettes dans les cafés, et jouer aux cartes en racontant des stupidités sur les femmes. Sûrement, son couple avait tenu grâce à ses escapades. Ne pouvant plus marcher, ce qui le gênait le plus était incontestablement de voir sa femme toute la journée. La vieillesse réduit l'espace vital des couples. On finissait l'un sur l'autre, comme si on se préparait pour la concession. A cet âge où l'on n'a plus grand-chose à se dire, il fallait enchaîner les banalités.
Et malgré le titre, ce n'est pas un livre cochon, ni même érotique. Certaines choses sont suggérées, parfois décrites mais sans insister, ce qui en fait un livre quasiment tout public.
Ben oui quoi. J'ai pas de femme moi !
Ce livre assez court, facile à lire, raconte l'histoire d'un collectionneur qui guérit (ou peut-être pas d'ailleurs, ou peut-être bien que si, mais la saveur du livre réside dans cette incertitude, et si je vous dis tout, vous n'aurez pas le plaisir de la découverte) lorsqu'il rencontre une femme. Le traitement de l'histoire est léger, amusant. L'écriture est assez fluide, sèche pourtant, presque clinique, avec des phrases courtes. Il y a plein de figures de style dont je ne connais pas le nom (en particulier "on déroula le tapis et la conversation", quelqu'un peut m'aider pour celle-là ?), mais qui jouent avec les phrases, avec le texte, le rendant plutôt drôle.
Il y a des idées totalement délirantes et hilarantes, comme (mais ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup d'autres) ce court passage où, n'arrivant pas à s'endormir et refusant de continuer à collectionner, le héros se met à compter les animaux, mais pas uniquement les moutons.
Pourtant il y a des lignes terribles sur la dépression, sur le fait d'être un "bon fils", sur le vieillissement... et même si le traitement en est, comme je l'ai dit, plutôt léger, ces lignes m'ont touchée.
Depuis quelques mois, [ses parents] avaient terriblement vieilli. Surtout le père qui ne pouvait pratiquement plus marcher. Toute sa vie, il avait adoré quitter le domicile conjugal pour faire des promenades, plus ou moins longues. Il allait souvent fumer des cigarettes dans les cafés, et jouer aux cartes en racontant des stupidités sur les femmes. Sûrement, son couple avait tenu grâce à ses escapades. Ne pouvant plus marcher, ce qui le gênait le plus était incontestablement de voir sa femme toute la journée. La vieillesse réduit l'espace vital des couples. On finissait l'un sur l'autre, comme si on se préparait pour la concession. A cet âge où l'on n'a plus grand-chose à se dire, il fallait enchaîner les banalités.
Et malgré le titre, ce n'est pas un livre cochon, ni même érotique. Certaines choses sont suggérées, parfois décrites mais sans insister, ce qui en fait un livre quasiment tout public.
15 juillet 2010
Small World
Martin Suter, Belfond 1998. (trouvable en coll. "Points" pour pas cher)
Eh oui, j'ai encore lu un livre. A grande vitesse cette fois puisque je l'ai "liquidé" en 2 jours. Non par ennui, mais parce que j'ai vraiment été emportée par l'histoire de ce type qui perd la mémoire et qui, la perdant, remonte vers ses souvenirs les plus anciens, ce qui a une importance capitale dans le récit.
D'habitude, je m'ennuie à mourir en lisant la littérature germanique (Allemande, Autrichienne, Suisse Alémanique). C'est donc la première fois que je lis avec autant de passion un tel roman.
Les descriptions de la perte de la mémoire sont frappantes (c'est un thème qui me touche à titre personnel), et ce qui en découle aussi : tout cela rend le livre vraiment palpitant, car on veut comprendre ce qui est caché parmi ces souvenirs si anciens.
Un seul regret, la note un peu trop optimiste de la fin.... Mais pas si optimiste que ça si on y pense.
En revanche je ne sais pas pourquoi ce livre, le premier de Suter, qui a donc près de 12 ans (le livre, pas l'auteur, faut suivre un peu ;-) ), s'est retrouvé dans les acquisitions récentes de ma médiathèque (de village). Un don peut-être !
J'ai aussi emprunté Et que le Vaste Monde Poursuive Sa Course Folle, mais je ne suis pas certaine d'arriver à le lire, le livre dégageant une telle odeur de tabac froid qu'actuellement il est... sur la fenêtre à prendre l'air !
Eh oui, j'ai encore lu un livre. A grande vitesse cette fois puisque je l'ai "liquidé" en 2 jours. Non par ennui, mais parce que j'ai vraiment été emportée par l'histoire de ce type qui perd la mémoire et qui, la perdant, remonte vers ses souvenirs les plus anciens, ce qui a une importance capitale dans le récit.
D'habitude, je m'ennuie à mourir en lisant la littérature germanique (Allemande, Autrichienne, Suisse Alémanique). C'est donc la première fois que je lis avec autant de passion un tel roman.
Les descriptions de la perte de la mémoire sont frappantes (c'est un thème qui me touche à titre personnel), et ce qui en découle aussi : tout cela rend le livre vraiment palpitant, car on veut comprendre ce qui est caché parmi ces souvenirs si anciens.
Un seul regret, la note un peu trop optimiste de la fin.... Mais pas si optimiste que ça si on y pense.
En revanche je ne sais pas pourquoi ce livre, le premier de Suter, qui a donc près de 12 ans (le livre, pas l'auteur, faut suivre un peu ;-) ), s'est retrouvé dans les acquisitions récentes de ma médiathèque (de village). Un don peut-être !
J'ai aussi emprunté Et que le Vaste Monde Poursuive Sa Course Folle, mais je ne suis pas certaine d'arriver à le lire, le livre dégageant une telle odeur de tabac froid qu'actuellement il est... sur la fenêtre à prendre l'air !
14 juillet 2010
Le Dieu des Petits Riens
Arundhati Roy, éd. Folio.
Voilà un bouquin irracontable (sinon on dévoile tout) mais magnifique.
Oui, je vais vous en dire un peu plus. Il s'agit d'un roman Indien (d'Inde, hein), seul roman écrit d'ailleurs par cette auteur, en 1997 déjà. Je ne l'ai découvert que très récemment, à l'occasion d'un stage d'immersion en anglais que j'ai fait pendant les vacances de Février à Lyon : nous en avons étudié quelques pages (en anglais) et l'atmosphère, l'histoire qui semblaient en "sortir" m'avaient tentée. Et j'avoue humblement ici (heureusement, je n'ai pas très honte, le public en délire qui me lit n'étant pas très très nombreux) ma tragique méconnaissance de la littérature Indienne.
L'histoire donc, je ne vais pas vous la raconter, mais c'est une histoire d'amour, de famille, sur fond (un peu) d'Histoire, en Inde. Elle est tragique et terrible, et narrée du point de vue de deux enfants, ce qui donne parfois des phrases et des inventions de mots très intéressantes. La structure narrative est plutôt déconstruite, avec des analepses (je frime, depuis un mois, avec ce mot, que mes élèves de Première Littéraire m'ont appris :D. Une analepse, c'est comme un flash-back, mais en littérature) : bref, ce n'est pas linéaire du tout, mais c'est vraiment prenant.
J'ai eu, d'ailleurs, certains soirs, beaucoup de mal à lâcher le livre pour dormir, et, plus d'une fois (même si je l'ai lu assez rapidement), c'est le sommeil qui m'a obligée à le poser.
Pour ne rien gâcher...... J'avoue aussi (eh bien ça en fait des aveux aujourd'hui !), j'ai fait ma feignasse : j'ai acheté la traduction alors que je savais être capable de lire le livre en VO (j'étais dans les 3 personnes qui n'ont eu aucun problème de compréhension lors de cette séance à Lyon), mais je ne le regrette absolument pas, car cette traduction est réellement magnifique, recherchée, avec une retranscription des descriptions admirable. Il y a des couleurs presque dans chaque phrase, c'est lyrique, foisonnant, poétique et tellement triste aussi.... Mais le texte original est tout aussi superbe, pour les puristes.
Que vous dire sinon de le lire au plus vite ? Vous pourrez très certainement le trouver dans n'importe quelle bonne médiathèque municipale. Il a également été publié chez Folio dans une présentation spéciale, un peu plus chère, avec un petit coffret : c'est le cas de mon exemplaire.
Voilà un bouquin irracontable (sinon on dévoile tout) mais magnifique.
Oui, je vais vous en dire un peu plus. Il s'agit d'un roman Indien (d'Inde, hein), seul roman écrit d'ailleurs par cette auteur, en 1997 déjà. Je ne l'ai découvert que très récemment, à l'occasion d'un stage d'immersion en anglais que j'ai fait pendant les vacances de Février à Lyon : nous en avons étudié quelques pages (en anglais) et l'atmosphère, l'histoire qui semblaient en "sortir" m'avaient tentée. Et j'avoue humblement ici (heureusement, je n'ai pas très honte, le public en délire qui me lit n'étant pas très très nombreux) ma tragique méconnaissance de la littérature Indienne.
L'histoire donc, je ne vais pas vous la raconter, mais c'est une histoire d'amour, de famille, sur fond (un peu) d'Histoire, en Inde. Elle est tragique et terrible, et narrée du point de vue de deux enfants, ce qui donne parfois des phrases et des inventions de mots très intéressantes. La structure narrative est plutôt déconstruite, avec des analepses (je frime, depuis un mois, avec ce mot, que mes élèves de Première Littéraire m'ont appris :D. Une analepse, c'est comme un flash-back, mais en littérature) : bref, ce n'est pas linéaire du tout, mais c'est vraiment prenant.
J'ai eu, d'ailleurs, certains soirs, beaucoup de mal à lâcher le livre pour dormir, et, plus d'une fois (même si je l'ai lu assez rapidement), c'est le sommeil qui m'a obligée à le poser.
Pour ne rien gâcher...... J'avoue aussi (eh bien ça en fait des aveux aujourd'hui !), j'ai fait ma feignasse : j'ai acheté la traduction alors que je savais être capable de lire le livre en VO (j'étais dans les 3 personnes qui n'ont eu aucun problème de compréhension lors de cette séance à Lyon), mais je ne le regrette absolument pas, car cette traduction est réellement magnifique, recherchée, avec une retranscription des descriptions admirable. Il y a des couleurs presque dans chaque phrase, c'est lyrique, foisonnant, poétique et tellement triste aussi.... Mais le texte original est tout aussi superbe, pour les puristes.
Que vous dire sinon de le lire au plus vite ? Vous pourrez très certainement le trouver dans n'importe quelle bonne médiathèque municipale. Il a également été publié chez Folio dans une présentation spéciale, un peu plus chère, avec un petit coffret : c'est le cas de mon exemplaire.
22 juin 2010
J'ai lu un livre.... Oh ! et même deux !
En ce moment, la période est propice à la lecture : je n'ai plus d'élèves, je surveille beaucoup, il fait moche dehors. Du coup je consomme des bouquins. Et comme j'ai aimé les deux que je viens de lire (ce qui n'ets pas le cas de certains que je n'arrive pas à terminer), je partage !
- Le Club des Policiers Yiddish de Michael Chabon, éd. 10/18
Il s'agit d'une uchronie doublée d'une trame policière. L'aspect uchronique a d'ailleurs valu à ce bouquin le prix "Hugo", habituellement décerné à des livres plus.... "science-fiction". D'ailleurs, comme ce prix est un peu la honte apparemment chez Christian Bourgois (la maison mère de 10/18 si je ne m'abuse), il n'est mentionné nulle part sur la couverture. Or quand on sait un peu quels livres reçoivent ce prix (La liste sur Wikipedia), on sait aussi que c'est quand même généralement un gage de qualité (à ce sujet je ne peux que vous recommander le prix 2005, Jonathan Strange & Mr. Norrell de Susanna Clark, pas très SF non plus d'ailleurs, mais je digresse, je digresse).
Mais quelle uchronie est cachée dans ce livre ? Eh bien... c'est très simple (mais il fallait y penser !) : Israël n'est pas en Israël mais.... en Alaska. Beaucoup d'effets reposent alors sur le contraste entre les usages Juifs et le pays qui les héberge. Toutefois, cette enclave est à la veille d'une rétrocession (à quel pays ? Il me semble que ce n'est pas précisé), ce qui implique que les policiers dont il est question dans le titre sont à quelques semaines de perdre leur emploi.
Quant à la trame policière, finalement, elle est secondaire, même si on a envie de savoir pourquoi le meurtre commis au début l'a été, et par qui. Je vous rassure : on l'apprend (mais ne comptez pas sur moi pour vous le dire... Non mais !).
J'ai essentiellement aimé l'atmosphère (il faut dire qu'on se rapproche plus du roman "noir" que du "whodunnit" pur et simple), les traditions Juives devenues parfois improbables dans un pays constamment glacé ou presque, l'ironie amère sur l'image de la Terre Promise qui n'est jamais la bonne... Un livre qui ne se lit pas très vite et demande de la concentration, mais cela ne doit pas vous arrêter : lisez-le :-). A noter un fait rare chez 10/18 : la grande qualité de la traduction, fluide et limpide.
- Gone Baby Gone, Dennis Lehane, éd. Rivage/Noir.
C'est le deuxième livre de Lehane que je lis. Le premier était Un Dernier Verre Avant la Guerre, chaleureusement et récemment conseillé par un copain de prépa (eh oui, ma prépa a 25 ans, mais j'ai gardé des contacts... Malgré toutes les mobilités de tous, les rencontres, les séparations, les changements de nom....), que j'avais déjà dévoré. Celui-ci m'a encore plus "accrochée". Lehane met en scène, dans bon nombre de ses romans, un couple de détectives privés qui (évidemment) mènent des enquêtes, parfois en marge de la loi, parfois pas, et ont des réactions, des questionnements et des attitudes très humains. Dans celui-là, l'affaire qui les occupe est la disparition d'une fillette de 4 ans, élevée par une mère (très) négligente.
Il y a beaucoup de rebondissements et le lecteur attentif peut faire les mêmes observations que les héros, et mener l'enquête quasiment à leur rythme. Non, je ne suis pas une lectrice attentive ;) mais la trame, l'intrigue, les personnages, tout concourt à ce que l'on n'ait pas envie de poser le livre. J'avoue avoir lu, ces derniers soirs, jusqu'à ce que mes yeux se ferment !
J'ai commencé hier Le Dieu des Petits Riens d'Arundhati Roy, éd. Folio, dont j'avais pu lire un extrait "en VO" lors d'un stage d'anglais en Février et qui m'avait immédiatement plu. Ma première impression se confirme, mais je vous en dirai plus quand je l'aurai fini.
- Le Club des Policiers Yiddish de Michael Chabon, éd. 10/18
Il s'agit d'une uchronie doublée d'une trame policière. L'aspect uchronique a d'ailleurs valu à ce bouquin le prix "Hugo", habituellement décerné à des livres plus.... "science-fiction". D'ailleurs, comme ce prix est un peu la honte apparemment chez Christian Bourgois (la maison mère de 10/18 si je ne m'abuse), il n'est mentionné nulle part sur la couverture. Or quand on sait un peu quels livres reçoivent ce prix (La liste sur Wikipedia), on sait aussi que c'est quand même généralement un gage de qualité (à ce sujet je ne peux que vous recommander le prix 2005, Jonathan Strange & Mr. Norrell de Susanna Clark, pas très SF non plus d'ailleurs, mais je digresse, je digresse).
Mais quelle uchronie est cachée dans ce livre ? Eh bien... c'est très simple (mais il fallait y penser !) : Israël n'est pas en Israël mais.... en Alaska. Beaucoup d'effets reposent alors sur le contraste entre les usages Juifs et le pays qui les héberge. Toutefois, cette enclave est à la veille d'une rétrocession (à quel pays ? Il me semble que ce n'est pas précisé), ce qui implique que les policiers dont il est question dans le titre sont à quelques semaines de perdre leur emploi.
Quant à la trame policière, finalement, elle est secondaire, même si on a envie de savoir pourquoi le meurtre commis au début l'a été, et par qui. Je vous rassure : on l'apprend (mais ne comptez pas sur moi pour vous le dire... Non mais !).
J'ai essentiellement aimé l'atmosphère (il faut dire qu'on se rapproche plus du roman "noir" que du "whodunnit" pur et simple), les traditions Juives devenues parfois improbables dans un pays constamment glacé ou presque, l'ironie amère sur l'image de la Terre Promise qui n'est jamais la bonne... Un livre qui ne se lit pas très vite et demande de la concentration, mais cela ne doit pas vous arrêter : lisez-le :-). A noter un fait rare chez 10/18 : la grande qualité de la traduction, fluide et limpide.
- Gone Baby Gone, Dennis Lehane, éd. Rivage/Noir.
C'est le deuxième livre de Lehane que je lis. Le premier était Un Dernier Verre Avant la Guerre, chaleureusement et récemment conseillé par un copain de prépa (eh oui, ma prépa a 25 ans, mais j'ai gardé des contacts... Malgré toutes les mobilités de tous, les rencontres, les séparations, les changements de nom....), que j'avais déjà dévoré. Celui-ci m'a encore plus "accrochée". Lehane met en scène, dans bon nombre de ses romans, un couple de détectives privés qui (évidemment) mènent des enquêtes, parfois en marge de la loi, parfois pas, et ont des réactions, des questionnements et des attitudes très humains. Dans celui-là, l'affaire qui les occupe est la disparition d'une fillette de 4 ans, élevée par une mère (très) négligente.
Il y a beaucoup de rebondissements et le lecteur attentif peut faire les mêmes observations que les héros, et mener l'enquête quasiment à leur rythme. Non, je ne suis pas une lectrice attentive ;) mais la trame, l'intrigue, les personnages, tout concourt à ce que l'on n'ait pas envie de poser le livre. J'avoue avoir lu, ces derniers soirs, jusqu'à ce que mes yeux se ferment !
J'ai commencé hier Le Dieu des Petits Riens d'Arundhati Roy, éd. Folio, dont j'avais pu lire un extrait "en VO" lors d'un stage d'anglais en Février et qui m'avait immédiatement plu. Ma première impression se confirme, mais je vous en dirai plus quand je l'aurai fini.
15 octobre 2009
Les 100 livres les plus lus
Comme de nombreuses blogueuses (et blogueurs, je pense), voici la liste des 100 livres les plus lus.
Je mets en gras ceux que j'ai lus :
1 La Bible
2 Les misérables de Victor Hugo
3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry
4 Germinal d’Emile Zola
5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien
6 Le rouge et le noir de Stendhal
7 Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16 Dix petits nègres d’Agatha Christie
17 Sans famille d’Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L’assommoir d’Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray
24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley
27 La peste d’Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert
29 L’herbe bleue Anonyme
30 L’étranger d’Albert Camus
31 L’écume des jours de Boris Vian
32 Paroles de Jacques Prévert
33 L’alchimiste de Paulo Coelho
34 Les fables de Jean de La Fontaine
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
37 Vipère au poing d’Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d’Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire
42 Antigone de Jean Anouilh
43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c’est un homme de Primo Levi
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48 Les fourmis de Bernard Werber
49 La condition humaine d’André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola
51 Les rois maudits de Maurice Druon (pas tout)
52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King
63 Nana d’Emile Zola
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L’île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c’était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
77 Racines d’Alex Haley
78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d’Emile Zola
80 La terre d’Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d’Isaac Asimov
83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d’Enid Blyton
87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo
94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard
100 Le silence de la mer de Vercors
Voilà. Il n'y en a que 26 que je n'ai pas lus.
Certains parmi ceux que j'ai lus, c'est il y a très très longtemps, parfois en édition allégée pour jeunes, et je les ai oubliés. D'autres, c'est au prix d'intenses souffrances (Stendhal, par exemple). D'autres encore, je les ai lus et relus (Les Thibault, L'Etranger). Et il y en a aussi certains que je ne relirai jamais et que j'ai donnés !
Parmi ceux que je n'ai pas lus, il y en a certains, comme Belle du Seigneur, dont j'ai toujours repoussé la lecture.... il y en a que je ne lirai jamais (Marc Levy, EE Schmitt) : pour le dernier, j'en ai lu un autre et ça m'a réellement et profondément déplu.
Qui veut jouer ?
Oui, je sais que je dois du rouge à kékun, j'ai promis :)
Je mets en gras ceux que j'ai lus :
1 La Bible
2 Les misérables de Victor Hugo
3 Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry
4 Germinal d’Emile Zola
5 Le Seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien
6 Le rouge et le noir de Stendhal
7 Le grand Meaulnes d’Alain-Fournier
8 Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne
9 Jamais sans ma fille de Betty Mahmoody
10 Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas
11 La gloire de mon père de Marcel Pagnol
12 Le journal d’Anne Frank d’Anne Frank
13 La bicyclette bleue de Régine Deforges
14 La nuit des temps de René Barjavel
15 Les oiseaux se cachent pour mourir de Colleen Mc Cullough
16 Dix petits nègres d’Agatha Christie
17 Sans famille d’Hector Malot
18 Les albums de Tintin de Hergé
19 Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell
20 L’assommoir d’Emile Zola
21 Jane Eyre de Charlotte Brontë
22 Dictionnaires Petit Robert, Larousse, etc
23 Au nom de tous les miens de Martin Gray
24 Le comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas
25 La cité de la joie de Dominique Lapierre
26 Le meilleur des mondes d’Aldous Huxley
27 La peste d’Albert Camus
28 Dune de Frank Herbert
29 L’herbe bleue Anonyme
30 L’étranger d’Albert Camus
31 L’écume des jours de Boris Vian
32 Paroles de Jacques Prévert
33 L’alchimiste de Paulo Coelho
34 Les fables de Jean de La Fontaine
35 Le parfum de Patrick Süskind
36 Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
37 Vipère au poing d’Hervé Bazin
38 Belle du seigneur d’Albert Cohen
39 Le lion de Joseph Kessel
40 Huis clos de Jean-Paul Sartre
41 Candide de Voltaire
42 Antigone de Jean Anouilh
43 Les lettres de mon moulin d’Alphonse Daudet
44 Premier de cordée de Roger Frison-Roche
45 Si c’est un homme de Primo Levi
46 Les malheurs de Sophie de la comtesse de Ségur
47 Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne
48 Les fourmis de Bernard Werber
49 La condition humaine d’André Malraux
50 Les Rougon-Macquart d’Emile Zola
51 Les rois maudits de Maurice Druon (pas tout)
52 Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand
53 Les hauts de Hurlevent d’Emily Brontë
54 Madame Bovary de Gustave Flaubert
55 Les raisins de la colère de John Steinbeck
56 Le château de ma mère de Marcel Pagnol
57 Voyage au centre de la Terre de Jules Verne
58 La mère de Pearl Buck
59 Le pull-over rouge de Gilles Perrault
60 Mémoires de guerre de Charles de Gaulle
61 Des grives aux loups de Claude Michelet
62 Le fléau de Stephen King
63 Nana d’Emile Zola
64 Les petites filles modèles de la comtesse de Ségur
65 Pour qui sonne le glas d’Ernest Hemingway
66 Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez
67 Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt
68 Robinson Crusoé de Daniel Defoe
69 L’île mystérieuse de Jules Verne
70 La chartreuse de Parme de Stendhal
71 1984 de George Orwell
72 Croc-Blanc de Jack London
73 Regain de Jean Giono
74 Notre-Dame de Paris de Victor Hugo
75 Et si c’était vrai de Marc Levy
76 Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline
77 Racines d’Alex Haley
78 Le père Goriot d’Honoré de Balzac
79 Au bonheur des dames d’Emile Zola
80 La terre d’Emile Zola
81 La nausée de Jean-Paul Sartre
82 Fondation d’Isaac Asimov
83 Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway
84 Louisiane de Maurice Denuzière
85 Bonjour tristesse de Françoise Sagan
86 Le club des cinq d’Enid Blyton
87 Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck
88 Le deuxième sexe de Simone de Beauvoir
89 Les cavaliers de Joseph Kessel
90 Jalna de Mazo de la Roche
91 J’irai cracher sur vos tombes de Boris Vian
92 Bel-Ami de Guy de Maupassant
93 Un sac de billes de Joseph Joffo
94 Le pavillon des cancéreux d’Alexandre Soljenitsyne
95 Le désert des Tartares de Dino Buzzati
96 Les enfants de la terre de Jean M. Auel
97 La 25e heure de Virgil Gheorghiu
98 La case de l’oncle Tom de H. Beecher-Stowe
99 Les Thibault de Roger Martin du Gard
100 Le silence de la mer de Vercors
Voilà. Il n'y en a que 26 que je n'ai pas lus.
Certains parmi ceux que j'ai lus, c'est il y a très très longtemps, parfois en édition allégée pour jeunes, et je les ai oubliés. D'autres, c'est au prix d'intenses souffrances (Stendhal, par exemple). D'autres encore, je les ai lus et relus (Les Thibault, L'Etranger). Et il y en a aussi certains que je ne relirai jamais et que j'ai donnés !
Parmi ceux que je n'ai pas lus, il y en a certains, comme Belle du Seigneur, dont j'ai toujours repoussé la lecture.... il y en a que je ne lirai jamais (Marc Levy, EE Schmitt) : pour le dernier, j'en ai lu un autre et ça m'a réellement et profondément déplu.
Qui veut jouer ?
Oui, je sais que je dois du rouge à kékun, j'ai promis :)
11 février 2009
Juste assez de Physique pour Briller en Société
(Les 50 grandes idées que vous devez connaître) Joanne Baker, éd. Dunod.

Voilà un livre au titre alléchant, n'est-ce pas ?
Eh bien... j'ai été très déçue.
D'une part, le niveau est hybride. Cela se veut accessible à tous ? Oui, mais un glossaire ridiculement petit ; des mots utilisés, qui ont un sens en physique, définis... ailleurs... ou jamais... Des termes complexes (fonction d'onde) jamais réellement explicités...
Ensuite, la progression que j'ai eu du mal à comprendre. Même si a priori elle paraît cohérente (Matière en mouvement, Sur les Ondes, Énigmes quantiques, Atomes atomisés, Espace et Temps), il et résulte un effet "fourre-tout" qui m'a déplu.
Enfin... Le pire ! Le manque absolu de rigueur et, dans les domaines que je connais le mieux (je ne suis pas omnisciente et en plus, j'ai beaucoup perdu au fil des ans), des énormités que je ne laisserais dire à aucun de mes élèves de Terminale Scientifique... Ni même de Première Littéraire !...
- Confusions entre énergie et tension électrique
- Idée fausse selon laquelle on corrige la vue avec des verres d'indices de réfraction différents et non tout simplement avec des lentilles
- Idée tout aussi fausse qu'avec de simples lunettes ("spéciales") on puisse voir l'infrarouge
- Le modèle de l'atome s'arrête au niveau collège (alors que des notions bien plus complexes sont abordées dans le livre)
- etc....
Par ailleurs, il manque au moins une partie qui me semble occultée et qui, elle permet de briller en société pour de bon : l'optique géométrique, celle qui permet (par ses applications) à l'opticien de vous faire des lunettes qui vous conviennent...
C'est dommage, car les encadrés biographiques sont plutôt bien faits, la traduction est honnête, sans plus (cela peut expliquer mais partiellement seulement, le manque de rigueur).
Je regrette vraiment, car l'idée est séduisante. J'espérais utiliser des extraits à titre pédagogique... Je vais le faire, oui, mais pas dans le sens que j'espérais...
Critique faite dans le cadre de l'opération : "Masse critique".

Voilà un livre au titre alléchant, n'est-ce pas ?
Eh bien... j'ai été très déçue.
D'une part, le niveau est hybride. Cela se veut accessible à tous ? Oui, mais un glossaire ridiculement petit ; des mots utilisés, qui ont un sens en physique, définis... ailleurs... ou jamais... Des termes complexes (fonction d'onde) jamais réellement explicités...
Ensuite, la progression que j'ai eu du mal à comprendre. Même si a priori elle paraît cohérente (Matière en mouvement, Sur les Ondes, Énigmes quantiques, Atomes atomisés, Espace et Temps), il et résulte un effet "fourre-tout" qui m'a déplu.
Enfin... Le pire ! Le manque absolu de rigueur et, dans les domaines que je connais le mieux (je ne suis pas omnisciente et en plus, j'ai beaucoup perdu au fil des ans), des énormités que je ne laisserais dire à aucun de mes élèves de Terminale Scientifique... Ni même de Première Littéraire !...
- Confusions entre énergie et tension électrique
- Idée fausse selon laquelle on corrige la vue avec des verres d'indices de réfraction différents et non tout simplement avec des lentilles
- Idée tout aussi fausse qu'avec de simples lunettes ("spéciales") on puisse voir l'infrarouge
- Le modèle de l'atome s'arrête au niveau collège (alors que des notions bien plus complexes sont abordées dans le livre)
- etc....
Par ailleurs, il manque au moins une partie qui me semble occultée et qui, elle permet de briller en société pour de bon : l'optique géométrique, celle qui permet (par ses applications) à l'opticien de vous faire des lunettes qui vous conviennent...
C'est dommage, car les encadrés biographiques sont plutôt bien faits, la traduction est honnête, sans plus (cela peut expliquer mais partiellement seulement, le manque de rigueur).
Je regrette vraiment, car l'idée est séduisante. J'espérais utiliser des extraits à titre pédagogique... Je vais le faire, oui, mais pas dans le sens que j'espérais...
Critique faite dans le cadre de l'opération : "Masse critique".
Libellés :
lecture,
Sciences avec ou sans conscience
24 janvier 2009
La Route
Cormac McCarthy, éd. de L'Olivier (20 € environ).
Mon premier emprunt à la bibliothèque du CDI du lycée où j'enseigne (eh oui, 6 ans dans ce bahut et jamais je n'avais... osé !) me laissera un souvenir très fort.
Dans ce livre, il est question d'un petit garçon et de son papa. Mais ce n'est pas mièvre du tout, car ces deux personnages errent (pas sans but d'ailleurs, vous le verrez si vous lisez le livre) sur les routes d'un pays, et probablement d'un monde, dévasté quelques (peut-être même plusieurs) années auparavant par une catastrophe dont on ne saura presque rien. Je ne dévoile pas grand-chose en précisant que l'enfant est né après la catastrophe, ce qui a son importance.
L'écriture est très factuelle, presque froide : par exemple, les conversations --fort lapidaires-- sont retranscrites de manière inhabituelle (sans les tirets, sans guillemets, juste comme une énumération de mots), et sans émotion apparente... L'émotion, les sentiments, viennent de la teneur de ces conversations ; les descriptions sont elliptiques, comme si on (le lecteur, les personnages) avait toujours été là, mais c'est aussi parce que les personnages (pas plus que le lecteur) ne savent rien des causes de la catastrophe : ils en connaissent juste les conséquences ; le vocabulaire utilisé est limité : quel besoin a-t-on de mots pour décrire ce qui n'existe plus, les oiseaux, les arbres, les animaux ? Aucun, on les oublie, tout simplement... McCarthy crée ainsi une atmosphère très angoissante, d'autant que par-dessus tout cela il y a le peu de relations entre les humains, violentes, individualistes, animales, bestiales même.
Ce livre est très prenant. Je l'ai lu en 3 ou 4 soirs, mais il peut se lire bien plus vite : j'avais beaucoup de mal à le poser. Il est également bouleversant, attention si vous êtes en coup de blues ou en doute face à l'Humanité, ça ne vous aidera certainement pas :-). Pour les autres, je le recommande chaleureusement ! Un facteur qui peut être déclenchant est que ce livre a reçu le prix Pulitzer. C'est écrit en gros sur la couverture, d'ailleurs (mais pas du mien ;-) ) !
J'ai aussi beaucoup pensé à certaines nouvelles des Chroniques Martiennes pour l'état de la planète (qui n'est pas la même, on est bien d'accord :-) ), mais l'écriture de Bradbury était beaucoup plus lyrique.
J'avoue humblement découvrir Cormac McCarthy par le biais de ce livre (eh oui, même pas par par No Country for Old Men), et j'en ai un petit peu honte, car je découvre vaguement l'eau tiède, à savoir, manifestement, un "grand" écrivain, très reconnu dans son pays. Je pense lire d'autres livres, histoire de me "rattraper" !
Mon premier emprunt à la bibliothèque du CDI du lycée où j'enseigne (eh oui, 6 ans dans ce bahut et jamais je n'avais... osé !) me laissera un souvenir très fort.
Dans ce livre, il est question d'un petit garçon et de son papa. Mais ce n'est pas mièvre du tout, car ces deux personnages errent (pas sans but d'ailleurs, vous le verrez si vous lisez le livre) sur les routes d'un pays, et probablement d'un monde, dévasté quelques (peut-être même plusieurs) années auparavant par une catastrophe dont on ne saura presque rien. Je ne dévoile pas grand-chose en précisant que l'enfant est né après la catastrophe, ce qui a son importance.
L'écriture est très factuelle, presque froide : par exemple, les conversations --fort lapidaires-- sont retranscrites de manière inhabituelle (sans les tirets, sans guillemets, juste comme une énumération de mots), et sans émotion apparente... L'émotion, les sentiments, viennent de la teneur de ces conversations ; les descriptions sont elliptiques, comme si on (le lecteur, les personnages) avait toujours été là, mais c'est aussi parce que les personnages (pas plus que le lecteur) ne savent rien des causes de la catastrophe : ils en connaissent juste les conséquences ; le vocabulaire utilisé est limité : quel besoin a-t-on de mots pour décrire ce qui n'existe plus, les oiseaux, les arbres, les animaux ? Aucun, on les oublie, tout simplement... McCarthy crée ainsi une atmosphère très angoissante, d'autant que par-dessus tout cela il y a le peu de relations entre les humains, violentes, individualistes, animales, bestiales même.
Ce livre est très prenant. Je l'ai lu en 3 ou 4 soirs, mais il peut se lire bien plus vite : j'avais beaucoup de mal à le poser. Il est également bouleversant, attention si vous êtes en coup de blues ou en doute face à l'Humanité, ça ne vous aidera certainement pas :-). Pour les autres, je le recommande chaleureusement ! Un facteur qui peut être déclenchant est que ce livre a reçu le prix Pulitzer. C'est écrit en gros sur la couverture, d'ailleurs (mais pas du mien ;-) ) !
J'ai aussi beaucoup pensé à certaines nouvelles des Chroniques Martiennes pour l'état de la planète (qui n'est pas la même, on est bien d'accord :-) ), mais l'écriture de Bradbury était beaucoup plus lyrique.
J'avoue humblement découvrir Cormac McCarthy par le biais de ce livre (eh oui, même pas par par No Country for Old Men), et j'en ai un petit peu honte, car je découvre vaguement l'eau tiède, à savoir, manifestement, un "grand" écrivain, très reconnu dans son pays. Je pense lire d'autres livres, histoire de me "rattraper" !
4 décembre 2008
K
Point de Kafka aujourd'hui, ni de lectures ! Oui, bon, d'accord, si vous y tenez, mais juste un peu, alors ! Je suis en train de lire les fameux Debbie Macomber, vous savez, ces romans qui racontent les histoires entremêlées de tricoteuses, et.... j'avoue que ça faisait longtemps que je n'avais pas lu pareille mixture, et (on ne rit pas dans les rangs :-) ) ce n'est pas parce que je le lis en anglais, hein ! Bref, comme nunucherie, c'est excellent, et puis pas fatigant à lire, c'est précisément ce qu'il me faut ! Mais, comment dire... Au moins, dans les Mary Higgins Clark y'a un meurtre ! :-)
Autrement, en parlant de VO, j'ai lamentablement (et de façon nullissime) planté une occasion de varier un peu mon quotidien de prof : je voulais passer (et avoir) la "certification" me permettant d'enseigner ma discipline en classe Européenne dans une langue étrangère (en l'occurence l'anglais), seulement, j'ai loupé la date d'inscription à l'examen :-( : je faisais trop confiance à l'affichage (pléthorique) des infos dans mon bahut et celle-là n'est jamais sortie... J'avais qu'à suivre, aussi ! Tant pis, ce sera pour l'année prochaine, et ça me laissera le temps de me pencher sur mon anglais scientifique (ou pas).
Bon, mais tout ça n'est pas l'objet du billet du jour ! Je voulais juste vous parler de K. Qui ? K !
Un suisse mélodique, pas malhabile de la plume, dont j'apprécie depuis très peu pas mal de chansons de son CD "L'amour dans la rue". C'est même un coup de foudre : j'ai entendu un morceau, un seul, l'autre jour sur France Inter (eh oui, prof, donc, c'est bien connu, à la fois immobiliste, réactionnaire et auditrice de France Inter... ;-) ), je suis allée tout de suite sur le site, et puis hop, chez mon e-dealer de CD préféré (la FNUC.com, rien que pour certaine lectrice qui me lit ;-) ).
Un aperçu ? Mais évidemment !

Aha ! Regardable le jeune homme, mmmhhh ? jvouzyprends !
Aaaah boooon ! Vous vouliez un aperçu musical ? Oui, tout de suite... Sauf que yanapa sur Deezer... Du coup, va falloir regarder la vidéo (de photos) pour écouter la chanson... Allez, on clique un coup !!! (Youtube)
Oui, promis, je vais faire un effort pour vous... Écrire un peu plus, un peu plus souvent... J'ose : A bientôt !!!
Autrement, en parlant de VO, j'ai lamentablement (et de façon nullissime) planté une occasion de varier un peu mon quotidien de prof : je voulais passer (et avoir) la "certification" me permettant d'enseigner ma discipline en classe Européenne dans une langue étrangère (en l'occurence l'anglais), seulement, j'ai loupé la date d'inscription à l'examen :-( : je faisais trop confiance à l'affichage (pléthorique) des infos dans mon bahut et celle-là n'est jamais sortie... J'avais qu'à suivre, aussi ! Tant pis, ce sera pour l'année prochaine, et ça me laissera le temps de me pencher sur mon anglais scientifique (ou pas).
Bon, mais tout ça n'est pas l'objet du billet du jour ! Je voulais juste vous parler de K. Qui ? K !
Un suisse mélodique, pas malhabile de la plume, dont j'apprécie depuis très peu pas mal de chansons de son CD "L'amour dans la rue". C'est même un coup de foudre : j'ai entendu un morceau, un seul, l'autre jour sur France Inter (eh oui, prof, donc, c'est bien connu, à la fois immobiliste, réactionnaire et auditrice de France Inter... ;-) ), je suis allée tout de suite sur le site, et puis hop, chez mon e-dealer de CD préféré (la FNUC.com, rien que pour certaine lectrice qui me lit ;-) ).
Un aperçu ? Mais évidemment !

Aha ! Regardable le jeune homme, mmmhhh ? jvouzyprends !
Aaaah boooon ! Vous vouliez un aperçu musical ? Oui, tout de suite... Sauf que yanapa sur Deezer... Du coup, va falloir regarder la vidéo (de photos) pour écouter la chanson... Allez, on clique un coup !!! (Youtube)
Oui, promis, je vais faire un effort pour vous... Écrire un peu plus, un peu plus souvent... J'ose : A bientôt !!!
19 octobre 2008
Un Chasseur de Lion
Olivier Rolin, éd. Seuil, coll. "Fictions et Compagnie".
Je me suis beaucoup amusée à la lecture de ce livre, dont je viens d'apprendre qu'il est pressenti pour le Goncourt (Rolin, que j'apprécie beaucoup, a pourtant fait bien mieux, en particulier le très émouvant Tigre de Papier qui est très autobiographique, mais était sans doute trop engagé pour un jury tel que celui du Goncourt !).
Il raconte avec force digressions, parenthèses interminables, tours et détours, et aussi énormément d'humour, l'expédition en Terre de Feu d'Eugène Pertuiset, qui a été peint par Manet sur une toile portant le titre de... "Le chasseur de Lion" :
Le livre est aussi assez cultivé, bourré d'allusions, de clins d'oeil, qui peuvent agacer le lecteur, mais qui m'ont donné envie de relire telle ou telle œuvre.
Il y est également question de Manet, mais de manière plus allusive, moins approfondie... Et aussi de l'auteur lui-même, qui relie l'expédition de Pertuiset à un voyage qu'il a lui-même fait en Amérique du Sud.
Je suis sortie de ce livre en ayant envie d'aller en Terre de Feu !
Je me suis beaucoup amusée à la lecture de ce livre, dont je viens d'apprendre qu'il est pressenti pour le Goncourt (Rolin, que j'apprécie beaucoup, a pourtant fait bien mieux, en particulier le très émouvant Tigre de Papier qui est très autobiographique, mais était sans doute trop engagé pour un jury tel que celui du Goncourt !).
Il raconte avec force digressions, parenthèses interminables, tours et détours, et aussi énormément d'humour, l'expédition en Terre de Feu d'Eugène Pertuiset, qui a été peint par Manet sur une toile portant le titre de... "Le chasseur de Lion" :
Le livre est aussi assez cultivé, bourré d'allusions, de clins d'oeil, qui peuvent agacer le lecteur, mais qui m'ont donné envie de relire telle ou telle œuvre.
Il y est également question de Manet, mais de manière plus allusive, moins approfondie... Et aussi de l'auteur lui-même, qui relie l'expédition de Pertuiset à un voyage qu'il a lui-même fait en Amérique du Sud.
Je suis sortie de ce livre en ayant envie d'aller en Terre de Feu !
30 juillet 2008
Millenium, tomes 2 et 3
Stieg Larsson, Ed. Actes Sud.
Après avoir dévoré le premier tome (pardonnez-moi, je ne préciserai pas les titres, j'ai rendu les livres à la bibliothèque), j'ai eu très peu à attendre pour pouvoir emprunter le tome 2, et encore moins pour le 3, puis que je n'avais pas fini le 2 quand j'ai pu prendre le 3.
Il faut bien le reconnaître : à la fin, j'en avais un peu assez des détails, de la lenteur de l'histoire (car, oui, le tome 3 est particulièrement lent, mais le 2 n'était pas mal non plus), des marques citées à toutes les pages (mais il semblerait que ce soit un moyen pour les auteurs de gagner un peu plus, vu que pas mal de romans que j'ai lus dernièrement, et un que je lis en ce moment, font du "placement de marques")... Sans parler des intrigues secondaires : il y a failli y avoir comme un "spin off", vous savez, ces séries qui racontent les aventures d'un personnage secondaire (mais pas trop) d'une première série (le seul exemple qui me vienne à l'esprit c'est "Angel", spin off de "Buffy Contre les Vampires"), parfaitement inutile d'ailleurs, à part à peut-être donner de l'existence à un personnage qui sinon aurait disparu... allez savoir !
La tome 2 s'arrête sur un "cliffhanger" formidable (un cliffhanger, c'est quand un épisode d'une série, souvent le dernier d'une saison, se termine sur un suspense haletant, comme par exemple un des personnages principaux entre la vie et la mort à l'hôpital) qui fait qu'on a besoin tout de suite de lire le 3 (mais surtout pas la 4ème de couverture de ce tome 3, même si l'éditeur prévient), et ça c'est une bonne idée, mais ce tome est, je l'ai déjà dit, vraiment le plus longuet !
Toutefois, vous, lecteur(trice) passionné(e), et néanmoins fidèle, de ce fabuleux blog à parution épisodique, qui ne l'avez pas lu, il faut malgré tout essayer de passer par-dessus tout ça, car l'intrigue dans le fond est très bonne, fouillée et solide.
Attention, Actes Sud a sorti un autre polar "Nordique", avec le même style de couverture, mais qui n'a aucun rapport. Le tome 4 de cette (actuellement) trilogie est, je crois, détenu "en otage" par la dernière compagne de l'auteur pour des raisons de droits. En effet, l'auteur est décédé brutalement après avoir remis les trois premiers manuscrits à son éditeur et sans avoir prévu d'autre testament que celui de ses 20 ans... Et il n'était pas marié à sa compagne. Le légataire initial, une cellule du Parti Communiste Suédois, a refusé l'argent (c'est une bien sombre histoire d'ailleurs !).
Allez, bonne lecture quand même !
Après avoir dévoré le premier tome (pardonnez-moi, je ne préciserai pas les titres, j'ai rendu les livres à la bibliothèque), j'ai eu très peu à attendre pour pouvoir emprunter le tome 2, et encore moins pour le 3, puis que je n'avais pas fini le 2 quand j'ai pu prendre le 3.
Il faut bien le reconnaître : à la fin, j'en avais un peu assez des détails, de la lenteur de l'histoire (car, oui, le tome 3 est particulièrement lent, mais le 2 n'était pas mal non plus), des marques citées à toutes les pages (mais il semblerait que ce soit un moyen pour les auteurs de gagner un peu plus, vu que pas mal de romans que j'ai lus dernièrement, et un que je lis en ce moment, font du "placement de marques")... Sans parler des intrigues secondaires : il y a failli y avoir comme un "spin off", vous savez, ces séries qui racontent les aventures d'un personnage secondaire (mais pas trop) d'une première série (le seul exemple qui me vienne à l'esprit c'est "Angel", spin off de "Buffy Contre les Vampires"), parfaitement inutile d'ailleurs, à part à peut-être donner de l'existence à un personnage qui sinon aurait disparu... allez savoir !
La tome 2 s'arrête sur un "cliffhanger" formidable (un cliffhanger, c'est quand un épisode d'une série, souvent le dernier d'une saison, se termine sur un suspense haletant, comme par exemple un des personnages principaux entre la vie et la mort à l'hôpital) qui fait qu'on a besoin tout de suite de lire le 3 (mais surtout pas la 4ème de couverture de ce tome 3, même si l'éditeur prévient), et ça c'est une bonne idée, mais ce tome est, je l'ai déjà dit, vraiment le plus longuet !
Toutefois, vous, lecteur(trice) passionné(e), et néanmoins fidèle, de ce fabuleux blog à parution épisodique, qui ne l'avez pas lu, il faut malgré tout essayer de passer par-dessus tout ça, car l'intrigue dans le fond est très bonne, fouillée et solide.
Attention, Actes Sud a sorti un autre polar "Nordique", avec le même style de couverture, mais qui n'a aucun rapport. Le tome 4 de cette (actuellement) trilogie est, je crois, détenu "en otage" par la dernière compagne de l'auteur pour des raisons de droits. En effet, l'auteur est décédé brutalement après avoir remis les trois premiers manuscrits à son éditeur et sans avoir prévu d'autre testament que celui de ses 20 ans... Et il n'était pas marié à sa compagne. Le légataire initial, une cellule du Parti Communiste Suédois, a refusé l'argent (c'est une bien sombre histoire d'ailleurs !).
Allez, bonne lecture quand même !
7 juillet 2008
Berry - Guide Evasion en France
Ed. Hachette.
Bien. Me voilà donc confrontée à la critique d'un guide touristique, reçu lui aussi (le 11 Juin dernier, ouf, je suis dans les temps !) dans le cadre de l'opération "Masse critique" dont j'ai déjà parlé plus tôt. Pas facile, même si je pratique pas mal la lecture de ce genre de guides au cours des pérégrinations familiales en France.
Il s'agit donc d'un guide touristique sur le Berry (Vierzon, Bourges, Issoudun, Châteauroux, George Sand, ça vous éveille quelque chose ? :-) ).
Depuis je ne sais plus quand (au moins 20 ans, non ?) et l'apparition des "Guides Gallimard", épatants encore maintenant à lire... après les visites :-), la forme "Michelinesque" (Ordre alphabétique, particulièrement) des guides a été complètement détruite pour une forme plus "thématique".
C'est le cas de ce guide, qui est divisé en 19 itinéraires très détaillés et bien expliqués.
Je vais procéder en listant les plus et les moins de ce guide, cela me paraît le plus simple.
Les plus :
Les moins :
Bien. Me voilà donc confrontée à la critique d'un guide touristique, reçu lui aussi (le 11 Juin dernier, ouf, je suis dans les temps !) dans le cadre de l'opération "Masse critique" dont j'ai déjà parlé plus tôt. Pas facile, même si je pratique pas mal la lecture de ce genre de guides au cours des pérégrinations familiales en France.
Il s'agit donc d'un guide touristique sur le Berry (Vierzon, Bourges, Issoudun, Châteauroux, George Sand, ça vous éveille quelque chose ? :-) ).
Depuis je ne sais plus quand (au moins 20 ans, non ?) et l'apparition des "Guides Gallimard", épatants encore maintenant à lire... après les visites :-), la forme "Michelinesque" (Ordre alphabétique, particulièrement) des guides a été complètement détruite pour une forme plus "thématique".
C'est le cas de ce guide, qui est divisé en 19 itinéraires très détaillés et bien expliqués.
Je vais procéder en listant les plus et les moins de ce guide, cela me paraît le plus simple.
Les plus :
- Le choix d'itinéraires, varié et couvrant bien la région (grande, la région, d'ailleurs).
- Les descriptions, alléchantes et détaillées (mais pas trop) ;
- Les "carnets" (d'hébergement, de loisirs, à la fin du livre), fort pratiques (qui courent le risque de devenir rapidement caducs, mais c'est le lot de tous les guides) ;
- Le logo "enfant" qui signale un lieu particulièrement accessible aux enfants (je suis assez concernée, vous ne le saviez pas, cher lectorat en délire ? :-) ), ça c'est épatant ;
- Le fait qu'on puisse l'utiliser comme un "vrai" guide, pour préparer des balades en voiture (ou même à cheval, en vélo, etc....) ;
- Les promenades pédestres proposées
Les moins :
- Les illustrations, sans âme et vraiment trop petites... et parfois franchement insuffisantes (pas une image des vitraux de la cathédrale de Bourges, et c'est le premier exemple que je retrouve en reprenant le livre, il y en a des dizaines comme ça) ;
- La partie "si vous aimez", au début du guide, pompée sans complexe sur les guides Gallimard, sauf que dans ces derniers l'iconographie est plus riche (dessins à l'aquarelle, pages dépliantes) ;
- Les "Cartes de balades sur fonds IGN" qui sont, certes, sur fonds IGN, mais réduits à la taille d'un (grand) timbre-poste, ce qui fait que, de toutes manières, il faudra la carte ad hoc (je manipule régulièrement des bouquins avec des petites randonnées, les cartes y sont facilement 4 fois plus grandes et exploitables telles quelles)
15 juin 2008
101 Choses à Faire Avant de Mourir
Richard Horne, First Editions.
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique.
C'est un bouquin que, typiquement, je regarde dans les librairies mais que je n'achèterais pas. Dans ce cas, c'est un peu l'occasion qui a fait la larronne.
Qu'est-ce donc que ce livre ? Eh bien, c'est une grande liste des 101 choses à faire avant de mourir, comme l'indique le titre.
Les "choses à faire" sont classées par thèmes, non, en fait les thèmes sont mélangés dans le livre mais à chaque thème correspond une couleur : Loisirs = bleu, Nature = vert, etc. Chaque "chose à faire" occupe une double page. A gauche, le descriptif (exemple "Voir un volcan en éruption"), et des idées, des pistes pour réaliser la "chose", et à droite, une fiche à remplir, décrivant de quelle manière, dans quelles circonstances, vous avez réalisé la "chose" et comment tout s'est déroulé (imprévus, ce qui a été vu, fait, etc...). Il y a à la fin du livre une planche d'étoiles autocollantes, de couleurs correspondant aux thèmes, à coller sur la fiche quand on a fait la "chose à faire".
Les "choses à faire" vont du plus simple ("Constituer une collection sans aucun intérêt") à l'irréalisable, ou plutôt à des choses que je n'oserais pas réaliser ("Partir d'un restaurant sans payer") voire même au très utopique à réaliser ("Voler en apesanteur").
C'est un livre amusant, car il contient toujours le rêve de qui le lira, et puis il y a toujours des "choses à faire" qu'on a faites, enfin que moi j'ai faites ("vous venger", "apprendre l'astronomie et lire le ciel"), même si parfois c'est trop tard ("Organiser une fête chez vous en l'absence de vos parents") !
C'est aussi un livre parfaitement inutile, mais ce n'est pas grave : il remplit un des rôles de la lecture, distraire !
La couverture annonce aussi plus d'un million d'exemplaires vendus à travers le monde... Gros succès...et encore plus gros à prévoir donc.
Bref : inutile, mais amusant, et beaucoup lu dans le monde entier !
Petit bémol : certaines situations sont franchement anglo-saxonnes et n'ont pas été adaptées à l'Europe, dommage car je pense que c'était faisable.
Edit pour ajouter la photo de la couverture.
J'ai reçu ce livre dans le cadre de l'opération Masse Critique.
C'est un bouquin que, typiquement, je regarde dans les librairies mais que je n'achèterais pas. Dans ce cas, c'est un peu l'occasion qui a fait la larronne.

Qu'est-ce donc que ce livre ? Eh bien, c'est une grande liste des 101 choses à faire avant de mourir, comme l'indique le titre.
Les "choses à faire" sont classées par thèmes, non, en fait les thèmes sont mélangés dans le livre mais à chaque thème correspond une couleur : Loisirs = bleu, Nature = vert, etc. Chaque "chose à faire" occupe une double page. A gauche, le descriptif (exemple "Voir un volcan en éruption"), et des idées, des pistes pour réaliser la "chose", et à droite, une fiche à remplir, décrivant de quelle manière, dans quelles circonstances, vous avez réalisé la "chose" et comment tout s'est déroulé (imprévus, ce qui a été vu, fait, etc...). Il y a à la fin du livre une planche d'étoiles autocollantes, de couleurs correspondant aux thèmes, à coller sur la fiche quand on a fait la "chose à faire".
Les "choses à faire" vont du plus simple ("Constituer une collection sans aucun intérêt") à l'irréalisable, ou plutôt à des choses que je n'oserais pas réaliser ("Partir d'un restaurant sans payer") voire même au très utopique à réaliser ("Voler en apesanteur").
C'est un livre amusant, car il contient toujours le rêve de qui le lira, et puis il y a toujours des "choses à faire" qu'on a faites, enfin que moi j'ai faites ("vous venger", "apprendre l'astronomie et lire le ciel"), même si parfois c'est trop tard ("Organiser une fête chez vous en l'absence de vos parents") !
C'est aussi un livre parfaitement inutile, mais ce n'est pas grave : il remplit un des rôles de la lecture, distraire !
La couverture annonce aussi plus d'un million d'exemplaires vendus à travers le monde... Gros succès...et encore plus gros à prévoir donc.
Bref : inutile, mais amusant, et beaucoup lu dans le monde entier !
Petit bémol : certaines situations sont franchement anglo-saxonnes et n'ont pas été adaptées à l'Europe, dommage car je pense que c'était faisable.
Edit pour ajouter la photo de la couverture.
1 juin 2008
L'homme du Lac
Arnaldur Indridason, éd. Métailié (Coll. Noir).
Je n'aime pas la littérature nordique. Je sais, je l'ai déjà dit.
Mais je vais finir par changer d'avis (remarquez bien qu'adorant les films d'Aki Kaurismäki, j'aurais dû m'en douter...) avec ce roman policier écrit par un Islandais.
Il raconte l'enquête menée après la découverte dans un lac d'un corps, ou plutôt d'un squelette, vieux de plusieurs dizaines d'années... Lesté d'un étrange appareil électrique qui se révèle assez rapidement (je ne déflore rien) être lié à l'espionnage soviétique des années 50-60.
Indrinason nous raconte alors deux histoires parallèles : l'enquête (qui n'avance pas aussi vite que dans "Les Experts" :-) ) et la vie d'étudiants Islandais socialistes (perso, j'aurais dit "communistes", mais on ne va pas chipoter ;-) ) à Liepzig, en RDA donc, dans les années 50-55 (je ne m'étendrai pas sur ce point mais pour qui a vu "La Vie des Autres", il est clair qu'il est question de "surveillance réciproque").
A part le fait qu'au début on imagine tous les personnages mesurant 1 m de haut, barbus, armés d'une hache aussi haute qu'eux et adorant les pierres précieuses (mais fallait pas lire Le Seigneur des Anneaux ni autant jouer à Donjons&Dragons dans sa jeunesse :-) ), on entre rapidement dans l'histoire et on s'y laisse prendre.
Le commissaire chargé de l'enquête nage dans les soucis familiaux et est compliqué d'un point de vue affectif, ce qui est expliqué en partie par son histoire personnelle.
C'est apparemment le 4ème roman dont ce commissaire est le héros. Je pense qu'on doit en savoir un peu plus de cette fameuse histoire personnelle si on a tout lu :-), et un peu plus aussi de l'histoire des autres personnages récurrents (il y a par exemple une des policières qui publie un bouquin de cuisine, j'imagine qu'on doit en voir l'évolution dans les livres précédents).
J'ai aussi appris quelque chose sur les noms en Islande (je cite directement la note du traducteur) :
L'usage en Islande [...] exclut pratiquement les patronymes. L'individu est toujours désigné par son prénom, suivi du prénom de son père auquel on adjoint les désinences -son (fils de) pour les hommes, et -dottir (fille de) pour les femmes. Ainsi, par exemple, Erlendur Sveinsson signifie Erlendur fils de Sveinn, et Eva Lind Erlendssdottir Eva Lind fille d'Erlendur. Par ailleurs, comme on le constate tout au long du livre, les Islandais s'adressent toujours les uns aux autres par leur prénom, de même que les divers fichiers (Annuaires, Listes électorales) sont classés par prénoms.
Je n'aime pas la littérature nordique. Je sais, je l'ai déjà dit.
Mais je vais finir par changer d'avis (remarquez bien qu'adorant les films d'Aki Kaurismäki, j'aurais dû m'en douter...) avec ce roman policier écrit par un Islandais.
Il raconte l'enquête menée après la découverte dans un lac d'un corps, ou plutôt d'un squelette, vieux de plusieurs dizaines d'années... Lesté d'un étrange appareil électrique qui se révèle assez rapidement (je ne déflore rien) être lié à l'espionnage soviétique des années 50-60.
Indrinason nous raconte alors deux histoires parallèles : l'enquête (qui n'avance pas aussi vite que dans "Les Experts" :-) ) et la vie d'étudiants Islandais socialistes (perso, j'aurais dit "communistes", mais on ne va pas chipoter ;-) ) à Liepzig, en RDA donc, dans les années 50-55 (je ne m'étendrai pas sur ce point mais pour qui a vu "La Vie des Autres", il est clair qu'il est question de "surveillance réciproque").
A part le fait qu'au début on imagine tous les personnages mesurant 1 m de haut, barbus, armés d'une hache aussi haute qu'eux et adorant les pierres précieuses (mais fallait pas lire Le Seigneur des Anneaux ni autant jouer à Donjons&Dragons dans sa jeunesse :-) ), on entre rapidement dans l'histoire et on s'y laisse prendre.
Le commissaire chargé de l'enquête nage dans les soucis familiaux et est compliqué d'un point de vue affectif, ce qui est expliqué en partie par son histoire personnelle.
C'est apparemment le 4ème roman dont ce commissaire est le héros. Je pense qu'on doit en savoir un peu plus de cette fameuse histoire personnelle si on a tout lu :-), et un peu plus aussi de l'histoire des autres personnages récurrents (il y a par exemple une des policières qui publie un bouquin de cuisine, j'imagine qu'on doit en voir l'évolution dans les livres précédents).
J'ai aussi appris quelque chose sur les noms en Islande (je cite directement la note du traducteur) :
L'usage en Islande [...] exclut pratiquement les patronymes. L'individu est toujours désigné par son prénom, suivi du prénom de son père auquel on adjoint les désinences -son (fils de) pour les hommes, et -dottir (fille de) pour les femmes. Ainsi, par exemple, Erlendur Sveinsson signifie Erlendur fils de Sveinn, et Eva Lind Erlendssdottir Eva Lind fille d'Erlendur. Par ailleurs, comme on le constate tout au long du livre, les Islandais s'adressent toujours les uns aux autres par leur prénom, de même que les divers fichiers (Annuaires, Listes électorales) sont classés par prénoms.
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