22 juin 2010

J'ai lu un livre.... Oh ! et même deux !

En ce moment, la période est propice à la lecture : je n'ai plus d'élèves, je surveille beaucoup, il fait moche dehors. Du coup je consomme des bouquins. Et comme j'ai aimé les deux que je viens de lire (ce qui n'ets pas le cas de certains que je n'arrive pas à terminer), je partage !

- Le Club des Policiers Yiddish de Michael Chabon, éd. 10/18
Il s'agit d'une uchronie doublée d'une trame policière. L'aspect uchronique a d'ailleurs valu à ce bouquin le prix "Hugo", habituellement décerné à des livres plus.... "science-fiction". D'ailleurs, comme ce prix est un peu la honte apparemment chez Christian Bourgois (la maison mère de 10/18 si je ne m'abuse), il n'est mentionné nulle part sur la couverture. Or quand on sait un peu quels livres reçoivent ce prix (La liste sur Wikipedia), on sait aussi que c'est quand même généralement un gage de qualité (à ce sujet je ne peux que vous recommander le prix 2005, Jonathan Strange & Mr. Norrell de Susanna Clark, pas très SF non plus d'ailleurs, mais je digresse, je digresse).
Mais quelle uchronie est cachée dans ce livre ? Eh bien... c'est très simple (mais il fallait y penser !) :  Israël n'est pas en Israël mais.... en Alaska. Beaucoup d'effets reposent alors sur le contraste entre les usages Juifs et le pays qui les héberge. Toutefois, cette enclave est à la veille d'une rétrocession (à quel pays ? Il me semble que ce n'est pas précisé), ce qui implique que les policiers dont il est question dans le titre sont à quelques semaines de perdre leur emploi.
Quant à la trame policière, finalement, elle est secondaire, même si on a envie de savoir pourquoi le meurtre commis au début l'a été, et par qui. Je vous rassure : on l'apprend (mais ne comptez pas sur moi pour vous le dire... Non mais !).
J'ai essentiellement aimé l'atmosphère (il faut dire qu'on se rapproche plus du roman "noir" que du "whodunnit" pur et simple), les traditions Juives devenues parfois improbables dans un pays constamment glacé ou presque, l'ironie amère sur l'image de la Terre Promise qui n'est jamais la bonne... Un livre qui ne se lit pas très vite et demande de la concentration, mais cela ne doit pas vous arrêter : lisez-le :-). A noter un fait rare chez 10/18 : la grande qualité de la traduction, fluide et limpide.

- Gone Baby Gone, Dennis Lehane, éd. Rivage/Noir.
C'est le deuxième livre de Lehane que je lis. Le premier était Un Dernier Verre Avant la Guerre, chaleureusement et récemment conseillé par un copain de prépa (eh oui, ma prépa a 25 ans, mais j'ai gardé des contacts... Malgré toutes les mobilités de tous, les rencontres, les séparations, les changements de nom....), que j'avais déjà dévoré. Celui-ci m'a encore plus "accrochée". Lehane met en scène, dans bon nombre de ses romans, un couple de détectives privés qui (évidemment) mènent des enquêtes, parfois en marge de la loi, parfois pas, et ont des réactions, des questionnements et des attitudes très humains. Dans celui-là, l'affaire qui les occupe est la disparition d'une fillette de 4 ans, élevée par une mère (très) négligente.
Il y a beaucoup de rebondissements et le lecteur attentif peut faire les mêmes observations que les héros, et mener l'enquête quasiment à leur rythme. Non, je ne suis pas une lectrice attentive ;) mais la trame, l'intrigue, les personnages, tout concourt à ce que l'on n'ait pas envie de poser le livre. J'avoue avoir lu, ces derniers soirs, jusqu'à ce que mes yeux se ferment !

J'ai commencé hier Le Dieu des Petits Riens d'Arundhati Roy, éd. Folio, dont j'avais pu lire un extrait "en VO" lors d'un stage d'anglais en Février et qui m'avait immédiatement plu. Ma première impression se confirme, mais je vous en dirai plus quand je l'aurai fini.

2 commentaires:

Magmag a dit…

Je ne connais pas les 2 livres dont tu parles, mais le "Dieu des petits rien" m'avait beaucoup marquée (après avoir eu du mal à y entrer néanmoins, surprise par cette écriture, cet univers)
bonne lecture !

-HB- a dit…

Oui Magmag, j'aime vraiment énormément l'écriture et l'utilisation en particulier des métaphores ("un bruit bleu" par exemple, pour désigner le bruit fait par une voiture bleue)