Arnaldur Indridason, éd. Métailié (Coll. Noir).
Je n'aime pas la littérature nordique. Je sais, je l'ai déjà dit.
Mais je vais finir par changer d'avis (remarquez bien qu'adorant les films d'Aki Kaurismäki, j'aurais dû m'en douter...) avec ce roman policier écrit par un Islandais.
Il raconte l'enquête menée après la découverte dans un lac d'un corps, ou plutôt d'un squelette, vieux de plusieurs dizaines d'années... Lesté d'un étrange appareil électrique qui se révèle assez rapidement (je ne déflore rien) être lié à l'espionnage soviétique des années 50-60.
Indrinason nous raconte alors deux histoires parallèles : l'enquête (qui n'avance pas aussi vite que dans "Les Experts" :-) ) et la vie d'étudiants Islandais socialistes (perso, j'aurais dit "communistes", mais on ne va pas chipoter ;-) ) à Liepzig, en RDA donc, dans les années 50-55 (je ne m'étendrai pas sur ce point mais pour qui a vu "La Vie des Autres", il est clair qu'il est question de "surveillance réciproque").
A part le fait qu'au début on imagine tous les personnages mesurant 1 m de haut, barbus, armés d'une hache aussi haute qu'eux et adorant les pierres précieuses (mais fallait pas lire Le Seigneur des Anneaux ni autant jouer à Donjons&Dragons dans sa jeunesse :-) ), on entre rapidement dans l'histoire et on s'y laisse prendre.
Le commissaire chargé de l'enquête nage dans les soucis familiaux et est compliqué d'un point de vue affectif, ce qui est expliqué en partie par son histoire personnelle.
C'est apparemment le 4ème roman dont ce commissaire est le héros. Je pense qu'on doit en savoir un peu plus de cette fameuse histoire personnelle si on a tout lu :-), et un peu plus aussi de l'histoire des autres personnages récurrents (il y a par exemple une des policières qui publie un bouquin de cuisine, j'imagine qu'on doit en voir l'évolution dans les livres précédents).
J'ai aussi appris quelque chose sur les noms en Islande (je cite directement la note du traducteur) :
L'usage en Islande [...] exclut pratiquement les patronymes. L'individu est toujours désigné par son prénom, suivi du prénom de son père auquel on adjoint les désinences -son (fils de) pour les hommes, et -dottir (fille de) pour les femmes. Ainsi, par exemple, Erlendur Sveinsson signifie Erlendur fils de Sveinn, et Eva Lind Erlendssdottir Eva Lind fille d'Erlendur. Par ailleurs, comme on le constate tout au long du livre, les Islandais s'adressent toujours les uns aux autres par leur prénom, de même que les divers fichiers (Annuaires, Listes électorales) sont classés par prénoms.
5 commentaires:
c'est vraiment pas simple, cette façon de nommer les gens , vue de l'exterieur !
Mais là, tout de suite, je viens de recuperer Millenium 2 et 3, et le dernier M. Connelly .
Alors , quand même, je le note, mais on verra plus tard !!!
Ah ne me nargue pas avec les Millenuim, hein ! :-)))
Pour les Connelly je ne suis pas vraiment à jour... Je pense que je vais m'en lire un ou 2 en Juin.
Je vois que nous avons les mêmes lectures ;)
Oui, j'avais vu ça, Marie !
J'en ai lu d'autres de cet auteur et je trouve son inspecteur très attachant. Je découvre cette littérature venue du froid et elle me suprend et me plait
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