Aujourd'hui, nous sommes allés voir Vichy. A croire qu'on aime les lieux "à histoire" : Solutré l'an passé, maintenant Vichy... :-D
Vichy, ce sont des parcs immenses et frais, pleins d'écureuils, où il fait bon se balader par ces chaleurs ; ce sont des sources, plus ou moins chaudes, plus ou moins étranges de goût, captées un peu partout dans la ville, dans les pavillons de la fin du XIX° s., magnifiques, pour certains, d'aspect meringué ; ce sont des curistes fort gentils qui proposent leur verre pour faire goûter les eaux aux filles (Albertine et Zoé refusant, plus par timidité que par manque de curiosité, et finissant par goûter l'eau à la source "Célestins" où il n'y avait personne) ; ce sont des confiseries à tous les coins de rues, et aussi des magasins... de chaussures !
Vichy, c'est aussi une impression de splendeur passée : on y voit tant de maisons, à l'architecture fort intéressante (toujours fin XIX°, début XX°), mais aux facades dont le crépi se décolle, que c'en est triste. Et c'est aussi une impression de destruction systématique d'une histoire antérieure à 1870 (environ) : tout ce qui était un peu ancien a été reconstruit, mais même pas à l'identique, ou alors détruit complètement. Je pense en particulier à Notre-Dame-des-Malades, construite sur une chapelle du XV° s. (qui a été démolie), et par-dessus laquelle, dans les années 1935, a été construite une superbe église dans le plus pur style de cette époque, que, ahem, j'affectionne tant (voir ce que j'ai pu écrire sur Villeurbanne il y a peu).
Je reviens à cette histoire de curiste. Un très gentil monsieur m'a même conseillée sur l'eau qu'on pouvait faire goûter au filles, en disant, avec une grimace non feinte "moi, je suis obligé de boire celle-là, parce que je suis en cure, mais elle ne convient pas pour les enfants". Je lui ai souhaité bon courage, car en effet, il devait consommer une eau au goût soufré, et qui plus est à 43 °C :-s Il avait quand nous l'avons quitté un petit sourire, mais pas vraiment joyeux...
Bon, évidemment, vous savez ce que c'est, on avait pris l'appareil numérique, mais le jeu de piles de rechange est resté... dans la voiture, et évidemment (bis), les piles qu'il y avait "en cours" ont lâché au bout de la deuxième photo. Heureusement, il y avait dans mon sac mon cher (pas vieil, car changé relativement récemment) appareil "argentique" (vous savez, le truc avec une pellicule ?), qui fonctionne plutôt bien, mais qui a pour défaut majeur de contenir une pellicule (je ne viens pas de le dire, ça ?), qu'il va donc falloir 1. terminer et 2. penser à porter à développer.
Donc, pour les photos, ce sera pour plus tard :-)
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