Pour commencer, le moins bon : Et Après... de Guillaume Musso, qui vient de sortir en poche chez Pocket (n°12325). Déjà, un peu creux, le roman, dont l'intrigue tiendrait sur un petit timbre poste, et dont j'avais deviné la fin au bout de quelques pages. Mais en plus, je n'arrive pas à comprendre ce besoin qu'ont les jeunes auteurs français de thrillers d'en situer l'action aux USA (je pense aussi à Maxime Chattam, qui écrit des bouquins plutôt prenants et bien tournés, ma foi). Voilà donc un bouquin qui se laisse lire (lu en 3 soirs), où on se laisse prendre, mais... à emprunter en biblio ou à acheter d'occase (et en poche !) si possible :-D
Le second livre d'aujourd'hui m'a beaucoup plus plu. Il s'agit de La Douce Empoisonneuse d'Arto Paasilinna, un auteur finlandais que j'apprécie depuis plusieurs années déjà. C'est un roman pas tout récent (1988), traduit en 2001 seulement et sorti en poche chez Folio (N° 3830), qui raconte la triste et drôle histoire d'une vieille dame très digne et douce qui, par des successions de concours de circonstances, se retrouve à empoisonner son entourage. C'est drôle, c'est amer, on rit, mais tout de suite après, le rire se coince dans la gorge, comme dans les films Finlandais (aussi !). C'est étrange d'ailleurs, parce que les images qui me sont venues à la lecture de ce livre étaient... en noir et blanc ! Pour conclure, l'épilogue est un petit chef-d'oeuvre d'humour noir :-)
Et me voilà à nouveau à regarder ma pile de livres à lire. Je pense attaquer Angels and Demons de Dan Brown, que j'ai préféré acheter en poche, mais en angliche, que d'attendre sa sortie en français, en poche, dans plus d'un an, probablement. Vu le nombre de mots utilisés dans le Da Vinci Code en VO, je ne pense pas rencontrer de problèmes majeurs de vocabulaire :-)
Tiens, ça me fait penser au film de l'autre soir, adapté d'un roman de John Irving (La Veuve de Papier, je crois), où un des personnages, écrivain, disait ne pas utiliser plus de 500 mots de vocabulaire dans ses romans. Je me suis alors posé la question de savoir si Irving faisait ça aussi... Et je suis tentée de vérifier ! Mais Brown (Dan, pas le regretté Fredrick) doit bien compter ses mots aussi !
D'ailleurs, du coup, une nouvelle question se pose : où sont tous mes John Irving ? Probablement chez ma maman ;-)
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