12 octobre 2010

Introspection

Mais non ! Certes je vous raconte ma vie, certes ce blog est public mais justement ! Je ne vais pas vous faire le coup de l'introspection publique.... En plus... En plus : C'est déjà bien assez difficile à faire ça chez soi, non ?
Il s'agit d'une courte pièce de Peter Handke, qui normalement se joue à deux comédiens (un garçon, une fille).
Dans la version que j'ai vue, à l'Usine (petite salle annexe de la Comédie de Saint-Etienne, ancienne fabrique de clefs, soit dit en passant), ils étaient neuf. Neuf élèves de deuxième année du centre de formation de la Com' : 3 jeunes hommes (absolument charmants, il faut le dire) et 6 jeunes femmes (non moins charmantes, il faut aussi le dire, mais euh, comment vous dire, voilà : je suis un tantinet plus sensible aux charmes des hommes).
Il faut aussi que je précise que j'avais vu un extrait de la chose (terme non dévalorisant, hein) dans mon lycée, joué à deux (deux jeunes comédiennes cette fois-là) et que le texte m'avait énormément plu, ce qui m'a motivée à me traîner aux pieds (qu'il a fort grands d'ailleurs, mais je m'égare) de mon collègue sur le mode "emmène-moi s'il te plaîîîîît, pour revoir Peter Handke je ferais n'importe quoi" quand il m'avait dit dit qu'il allait y aller vendredi (dernier, hé, faut suivre quoi ! J'ai vu la pièce ! Je ne parle pas de ce que je n'ai pas vu ! M'enfin).

Bref, après un repas vite fait gobé Place du Peuple, nous voilà sur les petits gradins de l'Usine. Et là... les 9 comédiens disent leur texte précisément en même temps. Précisément. Exactement sur le même rythme. Respirant de façon parfaitement synchronisée (ça, je ne l'avais pas vu, il a fallu qu'on me l'explique). Disant un texte fort, magnifique, violent, agressif. Agressivité que l'on retrouve "physiquement", puisque la salle n'étant pas entièrement plongée dans le noir, les comédiens nous fixent parfois. C'est très inattendu et assez déstabilisant.
Et puis parfois, eh bien.... des soli ! Un travail très "choral" finalement.

Durée de la représentation : 40 minutes que l'on ne voit pas passer du tout. Je ne sais pas pourquoi je vous dis ça d'ailleurs, parce que c'est fini ! Une année scolaire de travail, un mois à "tourner" dans les lycées du département (et quelques collèges), et voilà. Y'en aura plus. C'est ça aussi le théâtre.
Et le temps passé ensuite au bar de la Com', à bavarder avec les comédiens, les élèves, nos élèves, s'entend, qui étaient là, des collègues, je ne l'ai pas vu passer non plus.

J'avoue : j'aime retrouver ce plaisir que j'avais à aller au théâtre. Il reste intact malgré les longues années d'interruption. Quand je pense que j'ai renoué avec le "pestacle vivant" (ben quoi ? Je peux bien encore avoir 4 ans, non ?) avec un..... concert d'Indochine.... J'ai vite remonté la pente, reconnaissez-le ! :-) Remarquez-bien que ce n'est pas pour ça que je n'irai pas voir... Mötörhead en décembre à Lyon !!!

Le texte de la pièce, et d'autres avec : Outrage au Public et autres Pièces Parlées, Peter Handke, éd. de l'Arche. (Prix public : 10 €)

2 commentaires:

chatbleu54 a dit…

Super, tu as certainement passer une bonne soirée !

-HB- a dit…

Excellente ! Merci Éric !