Mouhahahaha, quel magnifique jeu de mots !
Je m'en vais vous relater la mirifique histoire de la musique et des enfants.
1. Le mercredi, j'ai cours le matin. Je dois donc déposer (enfin, c'est Cher et Tendre qui le fait, car je pars à 7 h 15-7 h 20, c'est beaucoup trop tôt pour cela !) les filles au Centre de Loisirs du village. Mais, car il y a un mais, le dit centre de loisirs oblige les enfants (et ce depuis un an) à passer la journée complète, au minimum jusqu'à 17 h. Bon, c'est un choix, on ne peut pas aller contre, et puis finalement (après l'avoir plutôt mal pris l'année dernière) c'est assez pratique pour moi, ça me fait aussi une demi-journée de boulot en plus à la maison !
2. Il y a une école de musique formidable au village aussi, qui en 4 ans est passée de 60 élèves à... 110, en venant entre autres recruter des enfants dans les deux écoles (privée et publique, oui, c'est un village de 3500 habitants, mais il est proche d'une région surnommée "La Petite Vendée", tout est dit, non ? :-) ). Ça aussi, je trouve ça très bien.
3. Or donc, le prof de saxo, très drôle et sympa au demeurant (et bardé de médailles d'or ;-) ), a beaucoup plu à 3 filles, une de CP et deux de CE1, dont Zoé. Nous allons donc au rendez-vous pour fixer l'horaire du cours et là, coup de massue : le prof (ayant d'autres obligations, dans d'autres villages, que je comprends parfaitement) n'est là que le mercredi de 9 h à 16 h. Après une tentative auprès du centre de loisirs pour permettre à Zoé d'apprendre à jouer de cet instrument et pas mal de désespoir devant la déception (anticipée) de la petite, exit le saxo. Les deux autres fillettes concernées ont aussi dû abandonner la partie, les mamans travaillant ces jours-là !
4. Dès lors, Zoé se voyait bien, tranquillou, faisant juste une année de solfège sans instruments. C'était sans compter avec sa copine Marinette (prénom d'emprunt), dont la famille est très ancrée dans le village (papy au Comité des Fêtes, maman à l'Harmonie, papa pompier volontaire, etc...), et qui n'avait donc pu aller aux cours de saxo, qui lui a appris ce matin qu'elle allait apprendre... la flûte ! Du coup, voilà notre Zoé revenant de l'école ce soir en demandant timidement à son pôpa si par hasard, ben oui Marinette elle commence bien un autre instrument, si par hasard donc, elle ne pourrait pas commencer le... hautbois cette année...
5. Il se trouve que, ce soir, c'était le premier cours de Clarinette d'Albertine (eh oui, elle s'est découragée du violon, essentiellement par manque d'oreille musicale, je pense : elle n'était pas capable de saisir si elle jouait juste ou non...), et que j'ai croisé à cette occasion le (fort sympathique aussi, sont tous sympa ici !) Directeur de l'Ecole de Musique... Qui m'a annoncé que c'était tout à fait possible d'apprendre le hautbois et que, miracle, les cours étaient les... mercredis de 16 h 30 à 18 h... et du coup (bis) j'ai pu le dire à Zoé qui est trèèèèès contente !
Tout est bien qui finit bien, mais j'avoue avoir été réellement blessée de la vision qui consiste à dire "les enfants ne sont pas grands, donc maman ne travaille pas le mercredi".
Bon maintenant, il reste à :
- Rendre le violon (à l'autre bout de la ville, avantage majeur, très facile à garer...) ;
- Récupérer la clarinette que nous fournit la prof ;
- Acheter les anches, la méthode et chépukoi (un repose pouce ou un truc dans le genre) ;
- Aller au premier cours de hautbois ;
- Trouver un hautbois à louer (ça ne doit pas courir les rues...) ;
- Acheter des anches, la méthode, et probablement des chépukoi aussi ;-), et le tout...
En l'espace de 10 jours :-D
Et tout ça avec deux paquets de copie qui se sont miraculeusement matérialisés dans mon cartable !
Pfff, quel casse-tête, ces enfants !
2 commentaires:
faîtes des mômes qu'y disaient ;-)))))
pas facile en effet à gérer ... mais tu vas t'en sortir, super-Tata !! ;-)))
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